Lettre à France

Chère France, chère Isabelle.

Si vous me lisez de là-haut, accoudée à un piano tout près de Michel, Serge pas loin fumant sur un canapé en vous regardant tendrement, j’aimerais vous dire ces quelques mots.

Votre beauté pure, celle d’une poupée des sixties dont le visage vous reste en mémoire toute une vie, votre voix aussi agréable qu’une sucette à l’anis et vos mots, auxquels vous donniez à tous un sens, c’est tout cela que je garderai en mémoire. Parce que si l’on devait vous résumer en un seul mot, ce serait L’Amour. Vous étiez l’Amour, l’amour universel, une certaine idée du romantisme à la Française, à la France tout simplement, avec tout ce qu’il implique de pudeur et de dignité, de force et de faiblesse à la fois. Une chose est sûre : cet amour-là vous l’avez retrouvé et le seul regret que l’on peut avoir désormais, c’est de ne pas pouvoir être là pour vous entendre le chanter haut et fort, à deux, avec dans les yeux la passion retrouvée de deux amoureux que la vie a séparés.

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