Mood Manifesto #8 : La Croisette électronique.

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Cannes, sa Croisette, et son Palais des Festivals ne vibrent pas qu’au mois de mai. Un autre festival a su rendre la côte cannoise plus électrique que jamais : depuis maintenant 10 ans, Pantiero reçoit artistes émergents et talents confirmés de la scène électronique et indie rock. Pas de feu d’artifices ou de festivités en grande pompe pour ce dizième anniversaire : juste un line-up maîtrisé et des instants frénétiques en musique… Place au débrief.

La Terrasse du Palais / Arnaud Rebotini

Vendredi, arrivée à Cannes sans trop de difficultés, le GPS assure depuis Juan les Pins. Après un passage éclair dans le parking le plus chaud de toute la ville, on arrive au Pantiero pour les dernières notes de The Field. Entre alors en scène le charismatique Arnaud Rebotini qui donne en puissance malgré une trop grande linéarité. En résulte un set d’1h15 qui aurait pu nous faire penser qu’il ne contenait qu’un seul morceau. L’explosion de cette fin de soirée arrive avec Paul Kalkbrenner qui reste fidèle à lui même, avec un son finement maîtrisé, du début à la fin (et cette fin sera Sky and Sand, mais il fallait s’en douter…)

Samedi, interview de Trentemøller prévue à 17H15, annulée une heure avant. On regagne alors le Z, la plage du Martinez, pour oser siroter un Martini à 15€ sous un soleil de plomb qui en coûterait 100 s’il était payant. Le dernier soir du Pantiero s’annonce aussi électrique que bouillonnant. Il est 20 heures et avant de regagner la terrasse du Palais, on s’entretient avec Jean-Marie Sevain, le directeur artistique du festival. Il nous confie ses rêves (inviter Dan Deacon et Animal Collective), nous révèle ses coups de coeur de cette année (Battles, Action Beat). Surtout, il y a ces artistes qu’il adore recevoir, comme  Etienne Jaumet et Neman (Zombie Zombie) ou Arnaud Rebotini, le seul artiste à avoir été booké deux fois au Pantiero. Détendu et apparemment comblé, il nous avoue avoir atteint les objectifs, surtout en terme de fréquentation (20% de plus qu’en 2010). Et quand on lui demande s’il se voit encore là dans 10 ans, il réfléchit : « dans 10 ans, ça veut dire que ça fera 20 ans ! On verra pourquoi pas, mais le « 20 ans » me fait quand même un peu peur ! »


Pour cette dernière soirée, Gold Panda nous emmène dans des contrées lointaines, en quasi lévitation (full moon oblige). La soirée se terminera en deux temps : Nathan Fake, pour un set ultra décevant ; juste avant, le danois Anders Trentemøller, qui enchaîne de Shades of Marble à Even though you’re with another girl, oscillant entre ambient mélancolique et électronique de pointe, dans une ambiance quasi Tarantinesque. Le voilà donc, le véritable feu d’artifices de ce dixième Pantiero…A l’année prochaine !

Remerciements : Alex R. à la collaboration, Marie D. à la photographie, Jeanne H. et l’ensemble de l’équipe Pantiero, et aussi le Da Da Da Club.


Trentemøller – Shades of Marble


Paul Kalkbrenner – Mad World

1 COMMENT

  1. Ces deux derniers soirs avaient l’air vraiment sympas..
    J’ai vu Rebotini il y a deux ans au Pantiero et j’ai vraiment aimé !
    Un grand regret : n’avoir vu ni Paul K, ni Gold Panda…

    J’espère en tout cas qu’ils bookeront vite Animal Collective !

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