{Interview} Discodeine, de la mélancolie à la folie

0
1 542 vues
views

Après avoir remixé les plus grands noms de l’électro à l’échelle internationale, de Metronomy à WhoMadeWho, le duo français formé par Pilooski et Pentile en 2007 nous livre un premier album éponyme et surprenant. Outre des guests de choix, comme Jarvis Cocker, Baxter Dury ou Matias Aguayo, les morceaux qui le composent sonnent déjà comme des hymnes à la vie et à la fête : d’Antiphonie à Singular en passant par Synchronize, pas un seul ne manque de nous faire taper du pied. Pas étonnant donc qu’ils soient soutenus par des pointures comme Busy P d’Ed Banger, Erol Alkan ou James Murphy. Rencontre décalée avec Pilooski, qui nous parle, entre autres choses, de musique vaudou, de Chicago House et d’Italie du Sud…

discodeine

« Album fétiche » de Vogue, « house d’esthète à la production parfaite » selon Le Monde… À peine sorti, le premier album du duo parisien est déjà acclamé par les médias. Dans cet opus, on retrouve tout ce qui fait la signature de Discodeine : du rythme, de la mélancolie, et surtout des mélodies qui restent en tête. Avant de faire une standing-ovation, petite mise au point avec Pilooski…

discodeine-sit-in-the-back-of-a-cab-on-a-rainy-day-and-.1

Discodeine voit double : Pilooski (à gauche) et Pentile (à droite)

Madmoiselle Julie : Pour info, Discodeine, c’est un mix entre disco et codéine ou aucun rapport ?
Pilooski :
Aucun rapport !

M.J. : Discodeine existe depuis 2007… Pourquoi avoir attendu autant de temps pour sortir un premier album ?
Pilooski : Parce que nous sommes assez perfectionnistes et que nous ne voyions pas la nécéssité de faire un album de musique de club au départ…

M.J. : L’album sorti le 14 février dernier est déjà acclamé par la critique. C’est quoi votre recette ?
PilooskiDes semaines de Shaolin, des week-ends de Vikings.

« Notre envie lorsqu’on crée un morceau ?
La mélancolie, le sexe,
l’intensité.
»

M.J. : Le titre Grace est playlisté sur la compil des 8 ans d’Ed Banger, Let the children techno. On peut dire que 2011 est l’année Discodeine?
Pilooski : « Comment te dire…? »

M.J. : J’ai lu sur le net (section dans l’iPod de… sur GQ) que la chanson que vous écoutiez le plus est Antiphonie, et c’est aussi ma préférée de l’album. Quelle est son histoire ?
PilooskiNous avions fait des prises de Harpe chez une musicienne classique, en développant la première idée, nous avons alors réalisé que nous voulions tout sauf faire un disque trop sombre : nous avons alors éclairé le morceau, et nous sommes dirigés vers quelque chose de plus hédoniste, de plus lumineux. Nous croyons en l’être humain.


Discodeine – 04 Antiphonie

M.J. : Si l’album était un film, tu dirais que ça serait lequel et pourquoi ?
PilooskiSûrement un film des années 70, une période beaucoup plus créatrice et libre en terme de cinéma. Peut-être un film de Nicolas Roeg, mise en scène par Josef losey, avec Michel Piccoli et Charlotte Rampling…

M.J. : Si l’album était un plat de la cuisine italienne (je sais que vous êtes tous les 2 fans), ça serait quoi ?
Pilooski :
N’importe lequel, l’idéal étant de se trouver à Rome.

M.J. : C’est quoi ton envie première quand tu crées un morceau ? Faire danser les gens ?
Pilooski : La mélancolie, le sexe, l’intensité.

M.J. : C’est un choix de faire la part belle à tant de prestigieux invités, comme Matias Aguay, Baxter Dury ou Jarvis Cocker ? Comment les avez vous rencontrés ?
Pilooski : Par hasard et par envie, à Paris.

M.J. : On peut s’attendre à vous voir à l’affiche de quels festivals cet été ?
Pilooski : Nous serons aux Nuits Sonores, Sonar, 10 days off, Glastonbury, également le festival Radio France à Montpellier, Seconde Nature…

M.J. : Votre bio sur le site de Dirty dit notamment que vous proposez un mélange de « musique vaudou et de chicago house ». C’est plutôt osé, non ?
Pilooski : Ce sera beaucoup plus osé sur le prochain album.

M.J. : La dernière chanson que tu as enclenché / écouté, c’est…?
Pilooski :
Moondog : Improvisation in 4/4.

Laisser un commentaire