{Interview} Sur la route du Success

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Décadent et décalé, Mister Eleganz, le leader chanteur du groupe d’électro Success, écume les festivals, de Rock en Seine à Crossover à Nice, en passant par Marsatac. Ils se produisent aujourd’hui pour la deuxième année consécutive sur la scène du festival marseillais. Une grande première dans l’histoire de Marsatac. Rencontre avec Mister Eleganz, qui nous explique ses projets, sa folie, et son talent…

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Madmoiselle Julie : C’est la 2e fois que vous vous produisez sur la scène du festival Marsatac. Qu’avez vous retenu de l’année dernière ?
Mister Eleganz : Ce concert a été un tournant pour Success, nous n’avions jamais ressenti à ce point le public. Au bout de trois titres, nous avions l’impression que tout le monde connaissait les chansons. Une sensation incroyable, la température a pris vingt degrés en quarante cinq minutes. En tournée, les programmateurs, les spectateurs nous parlent très souvent de ce concert qui nous a ouvert
beaucoup de portes.

M.J. : Cette année, vous vous produirez sur la scène principale. Ça représente plus de stress pour vous ?
M.E. : Nous savons que nous ne pourrons pas faire un hold-up comme l’an passé. Personne ne nous attendait en 2009. En 2010, c’est l’inverse nous sommes attendus de pieds fermes. Nous ne devons pas décevoir et nous ne décevrons pas. Motivation supplémentaire plus qu’un stress.

M.J. : Qui dit plus grande scène dit moins d’intimité… À choisir, vous préférez quel type d’ambiance… ?
M.E. : Success est un groupe qui s’adapte à tous les formats de scène. Notre son est travaillé en ce sens, le show aussi. Devant 50 personnes ou 4000 le concert est différent évidemment mais jamais moins intense. Il faut jouer comme si c’était la dernière fois.

M.J. : C’est la première fois dans l’histoire de Marsatac qu’un groupe se produit deux années consécutives. Quelles sont d’après vous les raisons d’un tel succès ?
M.E. : Le « succès » de l’an dernier a surpris tout le monde. Notre ingénieur du son Sébastien Huaulme nous a fait un son excellent et aux Docks des Suds c’est une prouesse. La veille Libération publiait un article sur la piètre acoustique du festival. Nous avons déboulé avec puissance et efficacité. Je pense que c’est ce qui a marqué les esprits. Success est désormais plus connu à Marseille qu’à Rennes.

M.J. : Crossover à Nice, Rock en Seine près de Paris… L’été a été studieux ! Et les vacances dans tout ça ?
En 2012 ou 2013, pas avant, nous avons une E.P qui sort dans les semaines à venir puis suivra un album et une tournée interplanétaire. Pas le temps et puis nous avons un métier formidable…

M.J. : Success, c’est aussi un style qui passe par l’attitude et votre allure de dandy déjanté… C’est important pour vous de créer un univers ? Vous le décririez comment ?
Je suis le fruit d’un croisement entre Iggy Pop, Marilyn Manson, Philippe Katerine, Didier Wampas, Dean Martin, Adriano Celentano & Sacha Guitry. Je suis arrogant, agressif, décalé, dérangé et incroyablement sexy.

M.J. : La proximité avec le public, c’est important pour vous ? Aura-t-on encore droit à vous voir vous arracher vos poils de torse sur scène…?
M.E. : Plus nous donnons, plus nous recevons c’est un lien quasi charnel, c’est pour ça que j’offre mes poils. Je me donne tout entier jusque dans ma pilosité.

M.J. : Quels sont vos futurs projets ?
M.E. : Réussir un album à la hauteur de nos attentes et de celles du public et tourner jusqu’à en perdre la tête. Je vis sur scène !

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