Menu Best Of : 2016 résumée en 16 chansons

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Loin de prétendre au titre (tant redouté et décrié) de rétrospective, « 2016 résumée en 16 chansons » s’annonce plutôt comme un mémo du meilleur de l’année écoulée. Une liste non-exhaustive et subjective des titres qui ont marqué les 12 derniers mois, des albums marquants (Paradis, James Blake, Solange…) et des hommages rendus (à Bowie, Prince, George Michael). Car 2016 aura au moins eu le mérite de nous faire réaliser une chose : si Dieu existe vraiment, il est certainement sourd.

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10 janvier 2016 – There’s a starman waiting in the sky

Un mythe s’éteint. Une légende disparaît. Ziggy Stardust n’est plus. Ce jour-là, ce 10 janvier très triste, j’écoute en boucle This is not America de Bowie et Pat Metheny pour tenter de me consoler. J’ignorais que c’est exactement ce que j’allais me dire quelques mois plus tard, lorsque contre toute attente, Trump serait élu.

Février 2016 – Thibaut Berland is back in town

Breakbot n’est désormais plus seul. S’imposant comme un trio, avec Irfane et la chanteuse Yasmin, le poulain d’Ed Banger Records revient à ses premières amours avec son album Still Waters et dévoile des titres plus proches de la patte funky de ses premiers remixes, notamment  sur le titre coup de cœur Turning Around. À faire tourner en boucle.

Mars 2016 – Rendez-vous au Paradis

Outre son nom (assez prémonitoire pour l’année 2016), Paradis a aussi délivré un puissant premier album, Recto Verso. De haut en bas, de bas en haut, du début à la fin et du recto au verso, donc, le disque a été la bande-son du printemps 2016 avec en particulier son titre Toi et Moi (au passage, inutile de préciser qu’il est bien mieux que celui de Grégoire). Si le paradis ressemble à cela, autant prier pour y passer l’éternité.

Avril 2016 – Mangez du cheval !

L’exercice du premier album est toujours délicat, mais Club Cheval a sauté l’obstacle avec aisance grâce à Discipline, sorti sur Bromance. Après From the Basement to the Roof, Myd, Sam Tiba, Panteros666 et Canblaster dévoilent le surprenant Young Rich and Radical.

Avril 2016 – On ira tous au paradis

Purple peine, titrait 20 minutes ce jour-là. Le 21 avril 2016, mon Spotify pleurait l’absence de Prince, dans tous les sens du terme. Et mes oreilles n’en pouvaient plus d’écouter Controversy, ma préférée à moi. J’ignorais que le funk aidait aussi à sécher les larmes.

Mai 2016 – Joseph Mount ce héros

Avec son nouveau single Old Skool, Metronomy sort un préambule à son énième album, Summer 08. Si je vous en parle, c’est pour que vous ne fassiez pas comme moi et que vous ne passiez pas à côté de ce disque. Surtout de son avant-dernière piste, Love’s not an obstacle. 

Mai 2016 – James le prodigieux

Il aura fallu patienter trois longues années avant que James Blake ne sorte son nouvel album, après Overgrown en 2013. The Colour in Anything valait la peine d’attendre. Parmi les 17 pistes, Choose Me a tourné plus d’une centaine de fois en quelques mois. Une ritournelle addictive qui franchira aisément le cap de l’année 2017.

Juin 2016 – Porches Porches Porches Porches

3 juin, arrivée à Nîmes pour le Festival This is not a love song, dont on entend que du bien depuis ses débuts. Loin d’être déçus, on tombe complètement sous le charme de la pop des Américains de Porches et en particulier de leur ballade, Glow. En espérant les revoir (très) vite sur scène quelque part en France (ou ailleurs).

Juin 2016 – Dans la jungle, terrible jungle

L’été est là, et comme chaque année, le duo Polo & Pan sait comment le rythmer. Avec Canopée, ils nous embarquent dans un conte exotique bercé d’électro pop qui sent bon l’air iodé, le monoï et le chlore des piscines.

Juillet 2016 – Guess who’s back, back again

Chaque nouveau disque de Dev Hynes (pour les intimes), pardon, Blood Orange, est un événement en soi. Freetown Sound a beau être sorti en juin, il nous faut facilement un bon mois pour le digérer, tant chaque morceau qui le compose est un festin à lui seul. Au milieu de ce coffre empli de pépites, une scintille plus que les autres : Augustine.

Août 2016 – Connan is back

Encore lovés dans son Forever Dolphin Love et ses morceaux planants comme des ovnis dans le ciel terrestre et perchés comme des étoiles filantes, on n’aurait jamais pensé retrouver ce cher Connan Mockasin en 2016. Et pourtant. Le blondinet le plus flippant de la planète pop a fait son grand retour avec un nouveau projet, Soft Hair (certainement inspiré par sa nouvelle coupe de cheveux), en compagnie de Sam Dust de Late of the Pier. Leur Lying has to stop est aussi plaisant et doux qu’un shot de chantilly – et aussi terriblement addictif.

Septembre 2016 – Mais oui, mais oui, l’école n’est pas finie

Avec Mystère, La Femme s’est imposée comme le groupe qui a réussi à être détesté et adulé par presque autant de monde à la fois. Histoire de fermer le clapet à leurs détracteurs, ils auraient pu leur dédicacer cette jolie poésie macabre, Le Vide est ton nouveau prénom. Nuff said.

Octobre 2016 – Loin de moi l’idée d’écouter Beyoncé

Dans la famille Knowles, je demande Solange. La petite sœur de Beyoncé a jeté un pavé dans la mare en sortant A Seat at the Table, un album pour lequel elle s’est encore une fois bien entourée… Mais toujours pas de son aînée, apparemment. Coup de cœur pour Cranes in the sky et son clip, dans lequel elle rend un vibrant hommage aux chamallows.

Novembre 2016 – Shut up and play the hits

The xx – On Hold. Nul besoin d’ajouter quoi que ce soit.

Novembre 2016 – Et Justice pour tous

Gaspard et Xavier ont fait leur retour avec un troisième album intitulé Woman, nous fournissant assez de titres pour finir l’année en beauté. Parmi eux, Pleasure, une vraie partie de plaisir à écouter en boucle. Que Justice soit faite !

Décembre 2016 – Welcome to Tropicana

Si Dieu existe, il est donc sourd. Après Bowie et Prince, voilà qu’une autre légende nous quitte : George Michael. Son Last Christmas a rendu notre Noël 2016 bien triste. Heureusement, ses tubes, eux, le sont beaucoup moins. À jamais, pour toujours. Ce jour-là, donc, j’ai arrêté les chants de Tino Rossi pour son Freedom, sa façon à lui de gueuler sa liberté.

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