Marsatac, le débrief’ (3) : Dernière danse

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L
e dernier soir de Marsatac a été un condensé de tout ce que la nouvelle scène française du rock et de l’électro a de plus pêchu : les marseillais d’Oh! Tiger Mountain, Hyphen Hyphen, Yuksek et Housse de Racket, signés sur Kitsuné. Le festival qui se déroulait à la Friche cette année encore a aussi laissé une grande place à la techno pure avec Arnaud Rebotini et à sa déclinaison allemande et minimale avec Modeselektor. Retour en mots et en images sur ce dernier soir de fête…

Oh ! Tiger Mountain

21h15. Les deux Mathieu d’Oh ! Tiger Mountain prennent place sur la scène de la (grande) Cartonnerie. La salle manque d’intimité ; l’espace a beau être vaste, ils parviennent pourtant à le remplir. Portées par la voix rugissante de Mathieu, les chansons se prêtent bien à ce début de soirée : assez rock pour faire frémir la foule, parfois plus calmes pour un décollage en douceur…

Hyphen Hyphen

Hyphen Hyphen

Après la (trop ?) grande Cartonnerie, direction la salle Seita, pour le coup, beaucoup plus intimiste. Dès leur première chanson, les jeunes Niçois d’Hyphen Hyphen font salle comble. Leur énergie sur scène m’avait déjà agréablement surprise à Calvi. Leur live à Marsatac est dans la même veine. Vestes à paillettes, maquillage tribal, gilet à franges… Leur look peut rappeler celui des débuts de MGMT, leur musique connaît aussi le même succès fulgurant. Le public répond à leur enthousiasme en sautillant dans tous les sens, preuve que la magie opère.

Housse de Racket

02h15. Même salle Seita, Housse de Racket s’installe sur scène en fin de soirée. Impossible de rentrer. De l’extérieur, leur titre Chateau résonne en puissance.
Juste avant, Yuksek nous avait ensorcelés avec son live plus pop et toujours aussi efficace. Les plus avertis auront même reconnu une version du Pocket Piano de Mehdi recomposée au synthé  par monsieur Yuksek himself. Un bel hommage.

L’heure tourne. On a trouvé « Charlie ». Les moins vaillants commencent à s’asseoir un peu où ils peuvent. Au beau milieu de nulle part, une petite bouteille de coca pleine, sans bouchon, toute droite, trône fièrement. Il y a deux heures, elle était déjà là. Comment est-ce possible que personne ne l’ait faite tomber depuis ? La question restera en suspens.
Entre une vodka tonic et un délicieux hot-dog comme tout droit venu de Manhattan, on se dirige vers la Cartonnerie pour Modeselektor. Il est déjà 4 heures du matin. Planant, précis, le set des deux allemands clôt le festival en toute beauté. Et on a déjà envie de dire : vivement l’année prochaine !

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