Simon Liberati, ex-fan des sixties

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De la douce euphorie des années soixante à la fin de l’ère « flower power », Simon Liberati a tenté d’imaginer ce à quoi ressemblait « la Famille » de Charles Manson, cette secte macabre qui assassina plusieurs personnes dont l’actrice Sharon Tate, épouse de Roman Polanski alors enceinte de 8 mois. Avec son dernier roman, California Girls, l’auteur livre un récit passionnant et bouleversant.

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La splendide Sharon Tate

Son récit fait froid dans le dos. Simon Liberati dit avoir voulu exorciser par son livre, California Girls, son souvenir d’enfant alors que la télévision ne parlait que d’elles. Ces filles-là, Sadie, Leslie, Linda et les autres, qui ont tué de sang froid plusieurs innocents, dont la célèbre Sharon Tate.

Avec un réalisme impressionnant – on croirait que Liberati a assisté à toutes les scènes –, l’auteur retrace point par point, dans une description très détaillée, playlist en supplément, l’histoire de cette secte Manson qui passait autant de temps à absorber du LSD qu’à faire l’amour, qu’importe le partenaire, ou à fouiller des légumes avariés dans les poubelles. De délires sous acides en meurtres nauséabonds, California Girls suit la folle épopée de ces tueurs de sang-froid, évoquant tour à tour l’emprise hallucinante du gourou sur ses disciples, mais aussi sa lâcheté (il n’assista à aucun crime).

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Du poussiéreux Spahn Ranch aux maisons luxueuses de Cielo Drive, le romancier opère un parallèle entre deux mondes, celui, pitoyable et sale, de la communauté hippie la moins pacifiste qui puisse exister, et celui des milliardaires et du star-system, comme si ces deux univers vivaient chacun à des années-lumière de l’autre.
Et si Simon Liberati suit plus particulièrement les disciples féminines de « la Famille », plutôt que Charles Manson lui-même, c’est plus pour souligner l’emprise du gourou même lorsqu’il est absent. Le titre de son livre, California Girls, évoque tour à tour la chanson des Beach Boys, les jeunes meurtrières délirantes et le tragique destin de la sublime Sharon Tate. 

Sharon Tate et Roman Polanski

Plus qu’un périple meurtrier et une folle cavalcade, c’est un monde et une époque que l’auteur nous livre dans ses 342 pages. Et quand j’ai voulu me documenter pour voir à quoi Sadie et les autres ressemblaient, quand j’ai cherché des photos des maisons, des paysages d’autrefois, j’ai été surprise de constater qu’ils étaient fidèles à l’image que j’avais d’eux en lisant le bouquin. C’est sûrement la preuve que Liberati a réussi son pari.

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Et puis, quelques jours après avoir fini le livre, j’ai réécouté la chanson Ex-fan des sixties de Jane Birkin, et j’ai enfin compris le vrai sens de ses paroles.

❝ Ex-fan des sixties, petite baby-doll,
que sont devenues toutes tes idoles ? ❞

Avec l’horreur de la Manson Family, c’est aussi toute l’illusion du monde hippie qui a été assassinée.

Plus d’infos :

California Girls de Simon Liberati
Aux éditions Grasset
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