Last Night The DJ Saved My Life

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Vous l’avez sûrement constaté, ces dernières semaines ont été assez laconiques sur Madmoiselle Julie et pour cause. Il n’est pas toujours facile de cumuler plusieurs activités à la fois. Non, « blogueuse » (même si je n’aime pas ce mot) est loin d’être un métier à temps plein pour moi. En plus de mon job de journaliste (en CDI), je passe aussi des disques (avec Girls on the Rocks, pour ceux qui se demandent) et sans me considérer comme un DJ (une DJette), j’assume à 100% le fait de rater quelques enchaînements et d’être avant tout une « selecta ». Légèrement en manque d’inspiration pour le retour du webzine, j’ai décidé de vous parler un peu de cette deuxième passion…

diana ross dj

1/ Polyvalent(e) tu seras
Passer / pousser des disques, quels qu’ils soient, ne se résume pas seulement à cela. Bien souvent, être derrière des platines suppose « être en contact » avec le public. Et donc, répondre aux demandes de la meuf qui n’a pas bien compris le thème de la soirée (et te demande de la salsa, au pire).  Du mec fan de David Guetta. Ou d’un autre qui te demande si « t’as pas un truc plus récent » alors que tu balances du Queen. Ces requêtes peuvent aller plus loin. On peut même te demander précisément un titre (plus ou moins connu, ou aussi, relativement bon), qui n’a souvent aucun rapport avec ce que tu es précisément en train de passer. Et quand justement, à la question « T’as pas le dernier Skrillex ? », tu réponds par la négative, ton interlocuteur peut même parfois te proposer de brancher son téléphone « car il l’a dessus ! » Bref, pour résumer, passer des disques, c’est aussi souvent apprendre à dire non.

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2/ Un endroit qui fait des envieux
Derrière les platines, un lieu chaleureux, à l’abri des regards… qui peut aussi s’apparenter à un vestiaire, à une borne de chargement de téléphone cellulaire, pire, à un lieu propice à la discussion. Surtout lorsque ton morceau arrive dans ses dix dernières secondes et que tu dois enchaîner avec le suivant. Là encore, il faut apprendre à faire preuve de diplomatie, à moins de vouloir se retrouver en fin de soirée avec dix personnes près des jambes qui « cherchent leur sac », « leur casque » plus ou moins ivres… Ou pire, ont « pomé » leur téléphone que tu avais gentiment laissé charger, sans avoir un œil dessus toutes les 2 secondes. Là encore, il faut apprendre à dire non. Encore plus lorsqu’un mec suffisamment bancal arrive pour poser son verre, sa pinte, sa coupette ou son shot justement tout près de ton cher ordi qui supporte très mal toute substance liquide.

3/ « C’est quoi ce titre ? »
Oui, il y a encore sur cette Terre des gens qui n’ont pas Shazam, sachez-le. Qui te questionnent sans te dire bonjour (cela va de soi), un peu comme ils demanderaient l’heure de fermeture à la caissière de Monop’. Pour les tracklists, repassez plus tard. Ou achetez un téléphone capable de supporter Shazam.

4/ Le fan de Michael Jackson
Il y a aussi le mec légèrement fan de ce que tu es en train de passer, qui squatte le coin à droite des platines, t’admirant secrètement, tentant de deviner le prochain morceau que tu vas balancer, et te sortant, toutes les 2 minutes au moins, la biographie de l’artiste en question ou une anecdote à son sujet : « Michael, je l’ai vu en concert en 97, c’était fabuleux. Le mec était…. » Là, mieux vaut tenter, encore une fois avec diplomatie, de raisonner le garçon en mettant son casque d’un air concentré, avec un grand sourire.

La liste pourrait être encore longue. Oui, je vous l’accorde, passer de la musique en soirée, c’est comme vivre en société : « il faut de la diplomatie, de la patience ». Savoir dire non avec le sourire et prendre sur soi. Faire l’impasse sur tous ces petits désagréments et là, ça peut être vraiment très cool.

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